
Source:Les echos
Pour les dirigeants israéliens, l’attaque massive contre l’Iran a été lancée juste avant que ce pays se dote d’un armement nucléaire, qui aurait mis en danger l’existence même de l’Etat hébreu.Ajouter à mes articlesCommenterPartager

« Danger existentiel immédiat »
« Danger existentiel immédiat » c’est ainsi que Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, a justifié plus de 200 attaques aériennes lancées contre l’Iran. Selon le Premier ministre israélien, il y avait urgence alors que la République islamique, qui n’a jamais caché son intention de « rayer de la carte l’entité sioniste », c’est-à-dire Israël, était sur le point de produire 9 bombes atomiques, tout en accélérant la production de missiles balistiques.
« C’était le moment propice, nous ne pouvions pas laisser cette menace peser sur la prochaine génération. Si nous n’avions pas agi, il n’y aurait pas eu de prochaine génération », a ajouté le chef du gouvernement.
« Doctrine Begin »
Benyamin Netanyahou a ainsi appliqué à la lettre la « doctrine Begin », du nom d’un ancien Premier ministre israélien, selon laquelle Israël doit tout faire pour empêcher un pays du Moyen-Orient de se doter de l’arme nucléaire. Sur le terrain, cette injonction a déjà été appliquée à la lettre contre des installations nucléaires irakiennes construites avec l’aide de la France en 1981, ainsi que contre une centrale nucléaire érigée par la Corée du Nord dans le nord de la Syrie, en 2007.
Si les résultats de ces attaques avaient mis fin aux ambitions nucléaires de ces deux pays, cela devrait prendre beaucoup plus de temps en ce qui concerne l’Iran. Téhéran a en effet tiré les leçons de ces offensives et dispersé ses installations tout en les enfouissant profondément pour les protéger de raids aériens.
Comme l’a souligné la radio militaire, l’Iran est loin d’être « KO » après l’opération menée dans la nuit de jeudi à vendredi. La République islamique va mettre à dure épreuve la défense aérienne israélienne. En quelques heures, plusieurs centaines de drones ont d’ores et déjà été tirés vers le territoire israélien avant de possibles salves de missiles balistiques. Le gouvernement a ainsi pris un très gros risque.

La population aux abris
Pour tenter de limiter les dégâts, les services hospitaliers ont été placés en état d’alerte. Le trafic à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel Aviv, a été interrompu jusqu’à nouvel ordre. Les avions, qui étaient stationnés dans l’aéroport, ont été déplacés pour éviter leur destruction. Les autorités ont lancé une campagne dans les médias appelant la population à ne pas s’éloigner des abris.
Très inquiets, de très nombreux Israéliens se sont précipités dans les magasins pour accumuler des provisions. Le danger d’attaques de drones ou de missiles a, en effet, toutes les chances de persister plusieurs jours, voire quelques semaines. « Il se peut que la population soit contrainte de prendre de telles précautions durant une période plus longue que d’habitude », a prévenu le Premier ministre.
Dans un premier temps, les Etats-Unis, qui disposent de forces dans la région, ainsi que de systèmes de défense aérienne et de stocks de munitions dans une base installée sur le territoire israélien, se sont abstenus d’intervenir pour protéger le territoire israélien. Parmi les grandes inconnues, selon les commentateurs israéliens : la réaction de Donald Trump, alors que les Etats-Unis menaient depuis plusieurs semaines des négociations avec l’Iran sur le programme nucléaire iranien. Le deuxième point d’interrogation concerne d’éventuelles attaques d’alliés de l’Iran en Irak, en Syrie et au Liban.
Opérations du Mossad
Seule certitude : depuis des années, le Mossad (les services secrets israéliens) s’est préparé à l’offensive en tentant de réduire au maximum les capacités offensives de la République islamique. La radio de l’armée a ainsi révélé vendredi que des commandos du Mossad sont parvenus à introduire des drones explosifs en Iran, qui ont été utilisés ces dernières heures simultanément aux raids aériens israéliens, en vue de neutraliser en partie plusieurs bases de lancement de missiles iraniens et les systèmes de défense.
L’agence de presse Tasnim, affiliée au CGRI, a rapporté que six scientifiques nucléaires avaient également été tués lors des frappes, dont cinq ont été identifiés :
- Fereydoon Abbasi, ancien directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique
- Mohammad Mahdi Tehranchi, impliqué dans le programme d’armement nucléaire iranien
- Abdulhamid Minouchehr, directeur du département d’ingénierie nucléaire à l’Université Shahid Beheshti d’Iran
- Ahmad Reza Zolfaghari, professeur d’ingénierie nucléaire à l’Université Shahid Beheshti
- Amirhossein Feqhi, autre professeur d’ingénierie nucléaire à l’Université Shahid Beheshti
Des commandos d’agents secrets se sont ainsi infiltrés discrètement près de ces bases pour actionner ces drones sans être repérés par les services de sécurité iraniens. Sur le front international, la protection des ambassades et bureaux de représentation israéliens dans le monde a été très sérieusement renforcée en raison des craintes d’attentats.
Les États-Unis prennent leurs distances par rapport à l’attaque.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré ne pas être impliqué dans les frappes et n’avoir fourni aucune assistance. Il a affirmé que la priorité absolue des États-Unis était de protéger les forces américaines dans la région. Trump n’a pas encore commenté les frappes.

Autre réaction internationale
Oman, qui a servi de médiateur dans les négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran, a déclaré tenir Israël responsable de « cette escalade et de ses conséquences ».
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié les informations faisant état de ces frappes de « préoccupantes » et a appelé à une désescalade, tout comme la France.
La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré que les frappes risquaient de « déstabiliser davantage une région déjà instable ». Les frappes ont également été condamnées par le Japon, la Turquie, l’Indonésie et l’Arabie saoudite.
La Chine s’est dite « profondément préoccupée par les graves conséquences » que ces frappes pourraient entraîner.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé les deux parties à la « plus grande retenue » afin d’éviter « à tout prix une descente dans un conflit plus profond », a déclaré son porte-parole.
L’Iran s’engage à « défendre sa souveraineté »

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